Une lune ronde
Eclairant le monde,
Illumine le paysage
Embrumé par les nuages.
Ta silhouette se dessine sur le sol
Suis-je donc folle ?
Dans la nuit je hurle ton nom,
D'une voix déformée
Par une gorge nouée
Mais l'ombre reste immobile sur le béton.
J'avance vers toi
Mais tu recules d'un pas.
Tu fuis dans l'obscurité
Pour que je ne puisse te rattraper.
Je te cours après,
Le visage trempé
Par les flots de larmes qui, de mes yeux, viennent de couler.
Dans ci silence on entend ma voix
Et le rythme rapide de nos pas.
Puis un crissement de pneus,
Et sous mes yeux
La voiture te renverse.
Mon c½ur s'emplit de tristesse.
Maudit chauffer en état d'ivresse,
Remplit de maladresse
Et dépourvu de toute sagesse.
Cette course était la dernière.
Le conducteur a mit fin à ta vie éphémère.
Ton corps,
Sur le bitume dort.
Il est recouvert de sang,
Ce liquide rouge qui teint tes vêtements.
Et la lune cette nuit
A prit ta vie
Et veille sur ton corps à jamais endormit.
Lauriane Daize !
